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Physiologie de l'entraînement > Bio-informationnel Système nerveux - Equilibration et stabilisation posturale - Etapes du traitement de l'information - Système de régulation Pour fonctionner, l'être humain va devoir analyser des stimulations, interpréter et traiter des informations, et transmettre des ordres vers les organes de relation.
* L'excitation du système nerveux sympathique accélère le cœur, contracte les vaisseaux, dilate les bronches et la pupille, modère les fonctions digestives etc... Le système parasympathique, dont les effets sont antagonistes, équilibre l'action du sympathique.
Le cerveau de l'homme est selon Mc Lean, structuré en trois étages correspondant à son évolution : De même, les deux hémisphères auraient des prédominances dans les tâches à exécuter :
L'équilibre du corps est géré par un système plurimodal composé de trois parties : Pour se stabiliser, l'homme va utiliser en boucle et en permanence ce système complexe, tant en situation passive qu'en situation de mouvement. Au repos le système postural est lié au tonus musculaire et à sa régulation. C'est un système fonctionnant essentiellement en rétroaction et sans mouvement du corps ou des membres. La régulation du tonus se fait par la contraction des muscles antigravitaires qui réalisent des réajustements réactionnels permettant au squelette de former un bloc stable et équilibré. Le réflexe myotatique, trouvant sa source dans la sensibilité du muscle à l'étirement, réalise une contraction tonique de celui-ci et permet le maintien de la posture. Evidement chaque action d'ajustement influe sur l'ensemble et c'est pourquoi toutes ces informations sont traitées de façon centralisée par le système nerveux qui va à nouveau réajuster l'ensemble en envoyant des ordres de contractions vers de nouveaux muscles. En action, le système postural (lié au précédent) va inclure l'anticipation des problèmes d'équilibre posés par les mouvements du corps. A ce titre on peut dire qu'il fonctionne en boucle de prévision. Des études menées sur le mouvement du bras par exemple (Gurfinkel), ont montrées qu'avant l'élévation de celui-ci, le muscle triceps de la jambe opposée se contractait. Les dispositifs de stabilisation de l'équilibre, nombreux et différents suivant le degré de déséquilibre à corriger (de l'action de soutien à celle de redressement), vont utiliser un système d'ajustement de la posture basé sur la rétroaction (ou rééquilibration à postériori) et l'anticipation. Le système plurimodal de stabilisation de la posture est donc composé d'entrées, d'une régulation centralisée et de sorties. Le système visuel joue un rôle primordial d'informateur permettant la stabilité posturale grâce à la vision périphérique ou centrale suivant l'orientation des mouvements (avant - arrière ou gauche - droite). Le système vestibulaire est en relation directe avec l'équilibration et les problèmes de vertiges lorsqu'il est défaillant. Il donne des renseignements sur les déplacements et la vitesse de déplacement de la tête dans l'espace ainsi que sur la position de la tête par rapport à l'axe de gravité. Le système vestibulaire est situé dans l'oreille interne ainsi que dans le temporal et est composé de l'utricule et du saccule sensibles à la pesanteur et à l'accélération linéaire, et des canaux semi-circulaires sensibles aux accélérations angulaires. Le système podal proprioceptif est la troisième source d'information pour l'individu de sa position dans son environnement. Il recueille ses informations par des mesures de pression au niveau de la voûte plantaire et du degré d'étirement des muscles de la jambe et du pied. Les endocapteurs vont permettrent de mettre en relation les informations des exocapteurs ainsi que de donner des informations sur la position d'une partie du corps par rapports aux autres parties (systèmes oculomoteurs et nucaux). Lire un article sur la stabilisation posturale (Christophe FRANCK, PDF, 3 pages, 80kO)D'après Welford (1977) trois stades peuvent être différenciés dans les opérations réalisées par le système nerveux central : L'apprentissage est lié au développement des qualités du secteur bio-informationnel : apprendre à observer, récupérer des informations utiles et pertinentes, décider du meilleur schéma moteur par rapport à la situation présente et exécuter avec efficacité le geste réponse demande de l'attention, de la progressivité et du temps et va permettre d'enrichir son expérience au fur et à mesure des situations nouvelles.
Lire un article sur le traitement de l'information en boxe (Christophe FRANCK, PDF, 3 pages, 80kO)Le système de régulation assuré par les glandes endocrines (ou à sécrétion interne) permet de réguler le fonctionnement des organes de la vie. Les glandes sécrètent des hormones et les déversent directement dans le sang ou dans le liquide céphalo-rachidien ou elles sont transportées jusqu'à leur organe cible. L'ensemble des glandes est géré par l'hypothalamus et chacune d'entre elles a un rôle défini. Au nombre de quatre et situées derrière la thyroïde elles sécrètent la parathormone régulant le taux du phosphate et du calcium dans le milieu intérieur; son bon fonctionnement permet un bon équilibre neuro-musculaire. Les hormones corticales agissent sur la régulation des taux de sodium et potassium (équilibre minéral indispensable pour l'activité neuro-musculaire) ainsi que sur la dégradation des substrats (glucides, lipides, protides), régule en permanence la tension artérielle, joue sur la qualité de fonctionnement du système cardio-vasculaire, des muscles, des os et du système nerveux central, et freine les processus inflammatoires. Les hormones médullaires, adrénaline et noradrénaline, provoquent la vasoconstriction, l'hypertension artérielle (débit cardiaque) ainsi que l'hyperglycémie (augmentation du glucose sanguin). D'autres glandes dites exocrines se déversent à l'extérieur de l'organisme ou dans un canal excréteur, comme les glandes sudoripares ou salivaires. |
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