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Psychologie sportive - Stress sportif - Préparation mentale
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- En quoi et comment la personnalité d'un sujet influence le choix d'une pratique sportive et le pousse à s'investir dans une activité sportive définie.
- En quoi et comment les facteurs de personnalité permettent de réussir dans la pratique sportive choisie par le sujet.
- - Détection : sujets possédant des aptitudes les prédisposant au haut niveau,
- - Sélection : choix de ceux capables de faire face à un objectif particulier).
- De la mise en place du suivi psychologique permettant une attitude " favorable" en vue des efforts à fournir,
- A la préparation proprement dite (préparation mentale) qui permet d'intervenir favorablement sur les qualités requises par l'engagement dans le sport de compétition (contrôle émotionnel, motivation, niveau optimal d'activation ).
- - Confiance en soi en relation avec le réalisme des objectifs poursuivis et des capacités possédées,
- - Calme mental en relation avec le niveau d'activation*,
- - Absence de tensions parasites,
- - Concentration sur l'instant présent,
- - Niveau de mobilisation de l'énergie associé à une certaine euphorisation de l'évènement,
- - Sentiment d'autocontrôle.
- - Psycho-cognitifs : traitement de l'information (attention, concentration ), " écoute de soi " dans l'environnement,
- - Affectifs : gestion des émotions (peur, joie, colère, chagrin ), contrôle de l'anxiété, résistance au stress, contrôle de la souffrance, prise de risques, estime et confiance en soi,
- - Comportementaux : ambition, désir de réussite, combativité et persévérance dans la difficulté, investissement, motivation,
- - Relationnels : disponibilité, écoute, degré de sociabilité, extra ou introversion, qualité de leader.
- - Investissement personnel,
- - Espérance de réussite la plus élevée possible (expectation),
- - Planification d'objectif,
- - Relation entraîneur - entraîné.
- - Gestion de l'anxiété,
- - Contrôle émotionnel,
- - Analyse des informations sur l'environnement (analyse cognitive).
- - Combativité,
- - Résistance à la douleur,
- - Contrôle du stress.
- - Gestion de l'échec ou de la réussite,
- - Aspirations futures,
- - Image de soi.
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Contrôle du stress : le mot est bien contrôle et non élimination du
stress. Il a été vu ci-dessus que le stress était une réaction
de défense contre une situation perçue comme négative ou
dangereuse pour soi-même. Un individu n'ayant aucun stress dans n'importe quelle situation serait un individu n'ayant aucun intérêt pour sa propre survie, et celui qui refuserait le stress, refuserait les situations le générant. Il se limiterait donc dans ses désirs et ambitions ! |
Pour gérer le stress il va falloir trouver comment modifier la perception d'une situation.
- - Psychosociale : les conditions sociales et environnementales influent sur les réactions de stress face à une situation particulière,
- - Cognitive : la situation génératrice de stress va être traitée en fonction du passé du sujet (et de sa perception des échecs et réussites), de sa situation, de son histoire etc. Pour s'adapter, le sujet utilisera une stratégie dite d'ajustement (ou coping),
- - Psychobiologique : les interactions entre les niveaux biologiques et psychologiques influent et permettent des contrôles de l'un sur l'autre.
- - Le stade de l'inquiétude ou de l'anxiété. Le sportif éprouvant une appréhension lorsqu'il imagine la situation, une réaction d'alarme se met en place ; il y a préparation à l'action par l'augmentation des niveaux biologiques (niveaux d'activation) et des aspects psychologiques (concentration, motivation, anxiété ),
- - Le stade de la résistance ou de la peur : le sentiment de danger devenant réel et palpable pour le sportif (ex: peur d'échouer), il y a mise en route de mécanismes de réponses (attaque, fuite ), avec poursuite de l'élévation de la tension fonctionnelle et du niveau d'activation. Si cette élévation se poursuit, apparaît le stade de l'angoisse où la situation devient oppressante pour l'individu et le désorganise sous l'effet de perturbations incontrôlables du système neurovégétatif,
- - Stade de l'épuisement : la situation de stress ne permettant plus au sujet de s'adapter (intensité trop forte et/ou durée trop longue), il y a atteinte des limites du contrôle de lui-même pour le sportif, ce qui se traduit soit par un comportement excessif (agressivité, violence) soit par une réaction d'enfermement sur lui-même, coupant toutes communications avec l'extérieur.
- - Comportementales : anxiété, apathie, agressivité, perte de l'estime de soi, nervosité, etc ,
- - Cognitives : baisse de la concentration, troubles attentionnels, problèmes de mémorisation, hypersensibilité aux critiques, etc ,
- - Physiologiques : augmentation de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire, pression artérielle, troubles digestifs, du sommeil, sueurs, dessèchement de la bouche, etc...
- - Retrait, isolement, hostilité, irritabilité, agressivité, etc
- - Le type de personnalité : détendu, extraverti, etc ,
- - Le locus de contrôle ou croyance des individus en leur possibilité de maîtriser et déterminer ce qui leur arrive,
- - La stabilité émotionnelle,
- - La motivation intrinsèque (plus elle est développée plus elle génère une prise de risque contrôlée),
- - La recherche de sensation (les " chercheurs " de sensation ont une meilleure capacité d'adaptation au stress),
- - Le besoin d'accomplissement.
- - Celui de la situation : ce niveau permet une analyse objective et rationnelle de la situation sportive à venir. Il s'agit d'adapter le niveau des ressources aux exigences de la situation par un entraînement modelé, une planification d'objectif, un développement des stratégies cognitives, etc. ,
- - Celui du sujet : ce niveau est centré sur la modification du sujet lui même par un développement du sentiment de contrôle, le contrôle des manifestations cognitives et somatiques (qui concerne le corps), les effets physiologiques, etc. .
- - Les aspects somatiques : relaxation, yoga, Jacobson, Schultz, sophrologie, etc ,
- - Les aspects cognitifs : méditation, conceptualisation, visualisation, modeling, restructuration cognitive, etc ,
- - Les aspects comportementaux : Anxiété Management Training, Stress Inoculation Training.
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- - Gestion du stress : le but est d'apprendre à maîtriser au maximum le stress nuisible et à favoriser le stress utile,
- - Gestion de la souffrance : le but est de savoir interpréter et accepter la douleur induite par l'effort,
- - Mise entre parenthèses d'un problème : le but est d'apprendre à faire abstraction d'éléments extérieurs néfastes à la performance, tels public hostile, mauvaise nouvelle ou problème familial avant une compétition,
- - Amélioration du sommeil : hormis les angoisses perturbant le sommeil, celui-ci peut être troublé par les conditions de sommeil (hôtel, transport, luminosité, bruit ) et le décalage horaire,
- - Correction ou mémorisation d'un geste technique : aidé par l'entraîneur ou un support vidéo, le préparateur mental peut corriger ou parfaire l'exécution d'un geste technique,
- - Augmentation des possibilités de concentration, de visualisation et de mémorisation : le but est de favoriser la mémorisation d'une situation, d'un parcours, de répéter un enchaînement etc. ,
- - Gestion d'une période de blessure : l'objectif est double. Faire accepter au sportif sa blessure, mais aussi profiter de la période d'inactivité pour le faire progresser mentalement (visualisation, mémorisation, concentration etc. ).
- - L'augmentation du niveau de performance,
- - La facilitation de l'apprentissage technique d'un geste,
- - La régulation du niveau d'activation,
- - La facilitation de la récupération physique et mentale.,
Training Autogène de Schultz : inspiré de l'hypnose et mis au point par le Dr J.H. Schultz dans les années 1930, c'est une méthode d'entraînement intérieure dirigée par la personne elle-même, aboutissant à un état de relaxation et de détente, en suivant une méthodologie structurée, globale (relâchement musculaire, vasculaire, cardiaque etc...), rigoureuse et progressive.Les avantages de ces deux techniques sont de supprimer les manifestations physiques du stress et de l'angoisse, ainsi que d'améliorer la récupération physique et mentale.
Relaxation Progressive de Jacobson : E. Jacobson considère que "tout stress s'accompagne de contractions musculaires". Le relâchement musculaire entraînera donc la détente mentale. La méthode est d'éliminer les tensions musculaires (contractions musculaires puis relâchement) de façon méthodique et progressive sur toutes les parties du corps. Contrairement au Training Autogène qui nécessite plusieurs semaines d'apprentissage, la relaxation progressive s'apprend en quelques heures.
Yoga et Zen : Le Yoga passera par des exercices d'assouplissement de la colonne vertébrale et de discipline des organes, alors que pour le Zen, il s'agira de se concentrer sur la respiration après avoir pris une posture (celle du Bouddha).Ces techniques permettent une maîtrise du corps et de soi, d'être pleinement attentif à l'action présente, ainsi que d'améliorer la concentration.
Biofeedback ou rétroaction biologique : apparu dans les années 60, il s'agit d'objectiver au moyen d'appareillages (EMG électromyogramme ou EEG électroencéphalogramme ou ECG électrocardiogramme), des fonctions physiologiques dont l'individu n'a pas toujours conscience et d'accroître ainsi son contrôle.La combinaison des deux consiste, par exemple, à chanter intérieurement afin de conserver un rythme tout au long de l'épreuve.
Inoculation du stress : s'appuyant sur le principe de la vaccination et mis au point par D. Meinchenbaum à la fin des années 70, le principe est d'identifier les situations stressantes pour le sportif, et de lui faire revivre afin de l'immuniser.
Arrêt de la pensée : il s'agit pour le sportif d'élaborer avec un spécialiste un "stop verbal" pour mettre fin aux pensées négatives perturbatrices et donc de les chasser.
Désensibilisation systématique : le sportif après avoir dressé la liste des situations anxiogènes et noté leurs degrés va par la relaxation, reprendre à son rythme la liste de ces situations.
Renforcement positif imagé : mis au point par Cautela, il consiste à visualiser l'objectif qu'il veut atteindre après une séance de relaxation.
Pensée rationnelle émotive : mise au point par A. Ellis, il s'agit pour le psychologue de permettre au sportif de transformer ses croyances négatives en idées positives.
Dissociation - association : principalement utilisée pour les épreuves de longue durée comme le marathon, la dissociation permet à l'athlète de focaliser son attention sur les aspects externes à l'épreuve, tandis que l'association donne la possibilité à l'athlète de sentir où se situe la limite.
Hypnose Ericksonienne : connue depuis l'antiquité et adaptée par M. Erikson, son principe est de plonger un individu dans un sommeil artificiel tout en restant en relation avec l'accompagnateur.
Ce dernier profitera de cet état de surconcentration pour :
- - Lutter contre l'anxiété et la peur de l'échec,
- - Réduire le stress pré compétitif,
- - Supprimer les facteurs de perturbation psychologique,
- - Faciliter la récupération physique et mentale,
- - Améliorer la concentration,
- - Augmenter le niveau de performance,
- - Faciliter l'apprentissage technique d'un geste.
Sophrologie : élaborée par le neuropsychiatre A. Caycédo, la sophrologie est une méthode de relaxation très structurée synthétisant les techniques de relaxation les plus anciennes avec celles plus modernes.
Se basant sur ses propres techniques, la sophrologie intègre aussi des techniques de l'hypnose, du yoga, de la visualisation mentale, etc...
Elle permet de réduire le stress précompétitif et maîtriser la dimension affectivo-émotionnelle.
Programmation Neuro Linguistique (PNL) : La PNL est née de l'association de R. Bandler mathématicien et de J. Grinder linguiste, qui ont observé et modélisé des personnes efficaces en communication, créant ainsi une "boîte à outils" dans laquelle puiser pour corriger et améliorer des comportements de façon positive. La méthode est d'identifier le canal privilégié sujet - psychologue (visuel, auditif et kinesthésique) pour établir une bonne communication, de créer un état de conscience modifié, puis de procéder à une phase d'ancrage (association signal verbal ou corporel - état mental visé).
La PNL permet d'améliorer la communication (entraîneur - entraîné entre autres), d'obtenir des changements de comportements et d'améliorer les possibilités du sujet en lui faisant adopter des attitudes et des pensées positives.
Perspective interne : l'athlète impliqué dans l'action utilise le " je " ; il s'imagine dans son corps en train d'exécuter le geste et ressent toutes les sensations que cela peut lui procurer (visuelles et kinesthésiques).Plus le niveau d'expertise technique et la capacité à imaginer de l'individu seront élevés, plus l'imagerie mentale sera efficace.
Perspective externe : le sportif est spectateur de son action et la visualise.
Cette technique peut être utilisée à tout moment de l'entraînement soit par l'athlète soit dirigé par l'entraîneur.
Elle gagne en efficacité lorsqu'elle est associée à des exercices physiques et à la relaxation.
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